Rêve_d'Anna_-_cheval.jpg
download.png

Pièces Eddy Pallaro

visuel_Bal_Littéraire.jpg

Le bal littéraire

download.jpg

Dans le bien-être de mon être

download.jpg

    "Comment dire ? Il m'arrive souvent d'être en désaccord profond avec le monde, et sa marche forcée. Je ne me reconnais pas dans certaines lois qui le régissent : l'économie à tout crin, la productivité, l'affirmation de soi à outrance, la manipulation des gens au nom d'intérêts particuliers, la surconsommation et l'accumulation d'objets, la concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns. Je trouve qu'au milieu de tout cela, on oublie trop souvent l'humain. Ce qui le définit et ce qu'il est. Sa présence. Sa fragilité. Sa beauté. Derrière de nombreux actes, il y a trop souvent la volonté de l'instrumentaliser, de l'affadir, de l’amoindrir, de le réduire, d'en faire un objet. Et je me sens moi-même parfois pris dans cette nasse. Le sentiment le plus terrible qui peut advenir alors est celui de la fatalité. Le monde est tel qu'il est. Nous n'y pouvons rien.
    Il faut l'accepter.

    Pour que ce sentiment ne soit pas trop fort, j'allume mon ordinateur, je prends un crayon, une feuille de papier, et je commence à écrire. Je tente de reconstruire un espace d'humanité. Un espace où je peux porter une attention extrême aux femmes et aux hommes.
    Une attention proche de celle que je porte aux personnes que j'aime. La même attention extrême que j'ai pour la nature, ou les gens que je regarde dans la rue.

    Dans cette course effrénée du monde contre la peur du vide et de la mort, je ne veux pas m'oublier, emporté par la cadence. Écrire devient alors un moyen de résistance, qui me permet de vivre intensément chaque seconde, et de ralentir au maximum, pour mieux voir, mieux sentir, mieux entendre, et transcrire.

    J'écris pour me donner du large. C'est une façon de m'approcher de la réalité et en même temps de la tenir à distance. Je fais des arrêts sur image. J'entre dans une image et je la détaille. J'indique sa profondeur de champ, sa lumière, l'échelle de son plan. Je détaille les paysages et les personnages. Ensuite, j'entre dans un mot, une phrase, et je tisse des liens, une histoire, des relations. Le tableau apparaît, lentement, et petit à petit, se met en mouvement."

    Écriture

    • facebook-logo-png-5a35528eaa4f08

    Le Rêve d'Anna

    Millefeuille

    Un mur